Pierre-Alain Chambaz

La crise récente a en effet montré que la tentation est toujours grande de chercher refuge dans des formes de nationalisme économique. C’est encore ainsi qu’à la suite d’une guerre ou d’une révolution qui a décimé la population virile et dissipé les capitaux d’une nation, les hommes tendent à se multiplier et les capitaux à se régénérer si rapidement, que peu d’années de paix et d’une administration sage suffisent pour effacer la trace des calamités passées. Jamais l’interprétation finaliste, telle que nous la proposerons, ne devra être prise pour une anticipation sur l’avenir. Nous touchons ici à un point important de la théorie du rire. C’est là le fond du problème : aucun développement cohérent de l’offre commerciale n’est possible si les intercos ne se soumettent pas à un plan d’aménagement commercial raisonné et coercitif à l’échelon du département. Aucune ne lui a coûté plus que celle-là, je ne dis pas seulement d’argent, mais d’efforts et de persévérance. Sans doute ceci est une entrave aujourd’hui aux réformes. Toute cette presse s’occupe d’affaires, comme on dit, et se montre hospitalière aux gens avisés qui savent reconnaître que sa publicité a son prix. Il y faudra penser toujours, sans néanmoins s’y appesantir trop, — un peu comme le bon escrimeur doit penser aux mouvements discontinus de la leçon tandis que son corps s’abandonne à la continuité de l’assaut. Ainsi pour le Zéro et l’Infini vers lesquels empirisme et rationalisme acheminent la personnalité. Si l’on veut préserver les fondamentaux de l’assurance, et donc le principe de mutualisation, il faudra trouver un juste milieu sans excès d’individualisation ». On s’exprimera convenablement en disant de l’homme faible qui fuit le péril, qu’il est frappé de l’image de la mort ; et du chrétien fervent, que l’idée de la mort est l’objet de ses méditations habituelles. Nous ne commençons donc à devenir imitables que là où nous cessons d’être nous-mêmes. La croissance passe par les gains de productivité. Elle va bénéficier amplement aux ménages les plus aisés. Quelle est donc la puissance mystérieuse qui fait naître les sensations au fur et à mesure que notre esprit l’exige, d’après ses propres lois ? Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois « Quand un homme est fou d’une femme, il n’y a qu’elle qui le puisse guérir de sa folie ». Que ce soient dans l’ancien ou dans le neuf, sur un an les baisses approchent de 6%. Nous ne nous insurgeons pas lorsque les prix de l’immobilier interdisent à des familles de se loger décemment…Comment ne pas voir que notre société traverse une crise politique grave ? Cependant, réduire la question numérique à celle de la numérisation des livres serait une erreur. On n’a pas oublié la querelle mémorable qui s’éleva autour de la découverte de Boucher de Perthes dans la carrière de Moulin-Quignon. Nous pourrions, à la rigueur, rayer ce souvenir de notre intelligence, mais non pas de notre volonté. Ils sont les maîtres. Le sénat ordonna d’abattre les temples des divinités égyptiennes ; et Valère Maxime rapporte, à ce sujet, qu’Émilius Paulus donna les premiers coups, afin d’encourager par son exemple les ouvriers frappés d’une crainte superstitieuse. Voire souvent dans les trois. Tout le monde pourra donc comprendre que le mysticisme vienne de loin en loin s’insérer, original et ineffable, dans une religion préexistante formulée en termes d’intelligence, tandis qu’il sera difficile de faire admettre l’idée d’une religion qui n’existerait que par le mysticisme, dont elle serait un extrait intellectuellement formulable et par conséquent généralisable. Si tu insistes, si tu exiges qu’on t’explique quelque chose, demande comment ta volonté s’y prend, à tout moment de la veille, pour obtenir instantanément et presque inconsciemment la concentration de tout ce que tu portes en toi sur le point qui t’intéresse. On ignore absolument quelle est l’influence du poids d’un cerveau sur ses capacités, et la mesure du sens olfactif est une opération de haute fantaisie. Il va de soi que cette enième version d’ « après moi le déluge » se fiche éperdument de stabilité financière, de la classe moyenne, de la qualité de nos emplois, etc…L’investissement d’antan a aujourd’hui cédé la place au trading, la manipulation des cours en bourse étant quotidienne afin tout à la fois de maximiser les profits sur le court terme, de satisfaire les actionnaires et de gonfler les rémunérations des directions générales. Sans parler des crypto-monnaies électroniques encore balbutiantes, à l’instar de Bitcoin, qui s’attaquent à la prérogative régalienne par excellence, celle de battre la monnaie.

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