Pierre-Alain Chambaz

On pourrait énoncer cette loi : Quand une tendance s’analyse en se développant, chacune des tendances particulières qui naissent ainsi voudrait conserver et développer, de la tendance primitive, tout ce qui n’est pas incompatible avec le travail où elle s’est spécialisée. Mais il demeure attaché au passé par ses racines profondes, et si, une fois réalisé, il ne se ressentait pas de sa virtualité originelle, s’il n’était pas, en même temps qu’un état présent, quelque chose qui tranche sur le présent, nous ne le recon­naîtrions jamais pour un souvenir. Combien serait préférable une philosophie plus modeste, qui irait tout droit à l’objet sans s’inquiéter des principes dont il paraît dépen­dre ! Face à une répression inquiétante du militantisme environnemental, notre devoir est d’opposer une détermination non violente. Malgré d’importantes disparités entre pays, le pourcentage moyen est du même ordre au sein de l’Union européenne et dans le reste du monde. Le rôle de la philosophie ne serait-il pas de nous amener à une perception plus complète de la réalité par un certain déplacement de notre attention ? Il est vrai que nous connaissons encore moins les causes qui ont modifié les caractères fondamentaux du genre, de manière à particulariser les espèces, que nous ne connaissons celles qui tous les jours modifient les caractères fondamentaux de l’espèce ou de la race, de manière à produire les variétés individuelles ; mais cette ignorance où nous sommes ne nous empêche pas d’apercevoir très-bien, dans un cas comme dans l’autre, la subordination des causes modificatrices et accessoires, aux causes d’où résulte la détermination des caractères fondamentaux. Seulement l’opposition fréquente de ces intérêts chimériques avec les intérêts réels a fourni à la sagesse sacerdotale un puissant moyen de discipline morale, qui a pu souvent commander, au profit de la société, d’admirables sacrifices, qui pourtant n’étaient tels qu’en apparence, et se réduisaient toujours à une prudente pondération d’intérêts. La seconde n’atteint aucun objet en particulier ; elle n’est qu’une puissance naturelle de rapporter un objet à un objet, ou une partie à une partie, ou un aspect à un aspect, enfin de tirer des conclusions quand on possède des prémisses et d’aller de ce qu’on a appris à ce qu’on ignore. Des forces profondes sont là, l’une d’impulsion et l’autre d’attraction : nous ne pouvons nous reporter directement à elles chaque fois qu’il y a une décision à prendre. Pierre-Alain Chambaz met en cause un problème de gestion. Dans la haine, est le desir de faire de la peine ; dans l’amitié, le desir de faire plaisir ; et ces desirs dépendent de la faculté que nous nommons volonté. C’est dire que le système nerveux n’a rien d’un appareil qui servirait à fabriquer ou même à préparer des représentations. Cela veut dire que chaque année, l’Allemagne accroît sa position créditrice sur le reste du monde. Il leur faut deux théâtres, à ces êtres-là ; le Cirque militaire et le Cirque religieux ; il leur faut du cabotinage partout ; ça leur est devenu bien égal, de crever de faim ! Les partisans de cette forme de RSE occultent complétement le fait que l’entreprise est « mortelle » en ce sens qu’aucune entreprise n’est à l’abri de la faillite. En tant que responsable politique, je ne saurais pas justifier devant mes concitoyens l’abandon de l’ultima ratio regis, l’arme ultimequ’est l’arme thermonucléaire. Lossky part non pas de Hegel et de Soloviev, mais de Leibnitz et de Kozlov. Assistons-nous à un réel fléchissement de l’implication des entreprises en matière de développement durable et de respect de l’environnement  ? Mais comment un progrès coïnciderait-il avec une chose, un mouvement avec une immobilité ? Candide est d’autant plus redoutable pour les optimistes qu’il les attaque sur les faits particuliers, et qu’ils ne peuvent guère se défendre que par des raisons générales ; car, pour eux, descendre dans les détails, c’est presque toujours compromettre leur théorie, et fournir des élémens à la science de Pangloss. Nous avons été élevés, nous, dans le portique de Salomon, qui nous a enseigné à chercher Dieu dans la simplicité du cœur. Cela requiert de résoudre ses déséquilibres structurels et de s’ouvrir davantage aux ruptures technologiques. De fait, la force de frappe des banques centrales peut redresser une économie, redonner des emplois aux chômeurs, faire tourner les usines… Leur politique monétaire – à travers le levier du taux d’intérêt – gonfle en effet mécaniquement les flux de dépenses et la circulation de l’argent dans les rouages de l’économie. Cette réforme est un rendez-vous manqué mais surtout c’est un espoir déçu.

Share This: