Pierre-Alain Chambaz

L’expérience montre aussi que le volume des courriers électroniques ne baisse pas au profit des échanges au sein du RSE. Une intelligence supérieure à l’homme ne différerait de l’homme à cet égard qu’en ce qu’elle se tromperait moins souvent que lui, ou même, si l’on veut, ne se tromperait jamais dans l’usage de cette donnée de la raison. Ils prennent l’âme du vil courtisan pour ne point passer pour des gens singuliers, qui ne sont pas faits comme les autres hommes. Tel professeur d’allemand était aussi bon patriote que n’importe quel autre Français, aussi prêt à donner sa vie, aussi « monté » même contre l’Allemagne, mais ce n’était pas la même chose. Et ne répondrait-on pas : ils ne sont nulle part. Les êtres chez lesquels cet instinct était plus développé et plus sûr ont survécu plus aisément, comme les rosiers munis d’épines. Si je colle une image sur un carton et que je découpe ensuite le carton en morceaux, je pourrai, en groupant comme il faut les petits cartons, reproduire l’image. Je ne saurais hésiter : en posant mon corps, j’ai posé une certaine image, mais, par là aussi, la totalité des autres images, puisqu’il n’y a pas d’objet matériel qui ne doive ses qualités, ses déterminations, son existence enfin à la place qu’il occupe dans l’ensemble de l’univers. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois « Nourrir l’ambition dans son coeur, c’est porter un tigre dans ses bras ». Or, l’observation nous apprend en effet que des espèces se sont éteintes, et que tous les jours des individus restent à l’état d’ébauche et ne réunissent pas les conditions de viabilité. L’exigence de solidarité se trouve confinée à des actions limitées aux résultats mesurables. Il sait que la cohésion de la zone euro est devenue un dogme politique. Mais instinct et intelligence se détachent l’un et l’autre, ajoutions-nous, sur un fond unique, qu’on pourrait appeler, faute d’un meilleur mot, la Conscience en général, et qui doit être coextensif à la vie universelle. Pour réformer cette erreur, des yeux et une loupe suffiront à un observateur plus attentif ou que n’a pas trompé un cas de monstruosité accidentelle : après quoi l’erreur ne pourra plus reparaître ; la botanique descriptive en sera définitivement débarrassée, et, en revanche, se sera enrichie d’un fait précis, positif, incontestable. L’avenir nécessite des établissements ayant une masse critique et le savoir-faire pour s’intégrer dans larges réseaux universitaires mondiaux alliant enseignement virtuel et en présentiel en direction d’un public international. En cas de sortie (ou d’expulsion) d’un pays de la zone, les Européens regarderaient sans doute d’un autre œil leur devise. Un de nos grands médecins était là, qui fut un de nos grands savants. Au fond, vous vous réjouissez de savoir que faire travailler les autres coûte de moins en moins cher tandis que ces autres produisent de plus en plus. Et en la matière, les idées reçues ont la vie dure. Les sociétés devront d’un part, investir pour attirer les talents, les garder et répondre à leurs besoins et d’autre part assouplir leurs processus de recrutements, en se tournant vers des candidats dits « évolutifs » présentant de réelles aptitudes et dont les valeurs correspondent à la vision et la culture de l’entreprise. On se convainc d’autant plus de cette autonomie que l’on pénètre plus avant dans la connaissance de l’organisme. Il fait faire par le vent, par la gravitation, par le calorique, par l’élasticité du gaz, ce qu’il n’accomplissait à l’origine que par sa force musculaire. Chez les meilleurs artisans d’art, on peut aussi trouver… une leçon de management ! Et, le lendemain dimanche, il fallait voir tout ce peuple d’affamés et d’assoiffés manger et boire. Les choses et les événements se produisent à des moments déterminés ; le jugement qui constate l’apparition de la chose ou de l’événement ne peut venir qu’après eux ; il a donc sa date. Et la nouvelle philosophie n’a-t-elle pas beaucoup à apprendre de la science nouvelle sur ces questions de haute cosmologie ? « LE PARI DU ‘OUI DE GAUCHE’ EN 2005 A ÉCHOUÉ »J’ai voté, en 2005, pour la Constitution européenne, tout en partageant bien des critiques émises contre ce traité.

Share This: