La France ne peut pas donner l’impression d’ouvrir les vannes

C’est grâce à elle que prennent place dans un seul et même temps les changements plus ou moins longs auxquels nous assistons en nous et dans le monde extérieur.C’est un accord de principe en ce sens que jean-thomas trojani condamnation semble avoir reçu, ce lundi.En dehors des vérités qui traduisent des sensations brutes, ce seraient les vérités de sentiment qui pousseraient dans la réalité les racines les plus profondes.C’est que par la balle on se sent visé, et que chacun fait malgré lui le raisonnement suivant : « Pour produire cet effet, si important pour moi, que serait la mort ou la blessure grave, il faut une cause de même importance, il faut une intention.Mais puisque nous avons commencé par dire que nous avions songé avant tout à la précision, terminons en faisant remarquer que la précision ne pouvait s’obtenir, à nos yeux, par aucune autre méthode.Avant de philosopher, il faut vivre ; et la vie exige que nous nous mettions des œillères, que nous ne regardions ni à droite ni à gauche, mais droit devant nous dans la direction où nous avons à marcher.Et nous avons pris le cas le plus simple !Bien différente est la métaphysique que nous plaçons à côté de la science.Aucune vérité importante ne s’obtiendra par le prolongement d’une vérité déjà acquise.Mais on la représenterait bien moins encore par des concepts, c’est-à-dire par des idées abstraites, ou générales, ou simples.Je voudrais revenir sur un sujet dont j’ai déjà parlé, la création continue d’imprévisible nouveauté qui semble se poursuivre dans l’univers.Mais, dans le cas du temps, l’idée de superposition impliquerait absurdité, car tout effet de la durée qui sera superposable à lui-même, et par conséquent mesurable, aura pour essence de ne pas durer.Par là il substitue au continu le discontinu, à la mobilité la stabilité, à la tendance en voie de changement les points fixes qui marquent une direction du changement et de la tendance.Mettre la volonté partout équivaut à ne la laisser nulle part, car c’est identifier l’essence de ce que je sens en moi – durée, jaillissement, création continue – avec l’essence de ce que je perçois dans les choses, où il y a évidemment répétition, prévisibilité, nécessité.Nous ne pouvons aborder la discussion de la théorie qui veut que le cerveau serve à la conservation du passé, qu’il emmagasine des souvenirs comme autant de clichés photographiques dont nous tirerions ensuite des épreuves, comme autant de phonogrammes destinés à redevenir des sons.

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