François-Henry Brault

Nous serions fort embarrassés pour imaginer les mouvements inhérents aux actions de manger, de boire, de se battre, etc. Ils s’attirent l’un l’autre, et le souvenir-fantôme, se matérialisant dans la sensation qui lui apporte du sang et de la chair, devient un être qui vivra d’une vie propre, un rêve. Ceux qui l’habitaient trouvaient, à quelques stades de ses murs et de son Agora, des écoles, des jardins où s’enseignait la sagesse. N’est-ce pas ce qui est arrivé à la plupart des philosophes ? Si les premiers êtres vivants oscillèrent entre la vie végétale et la vie animale, c’est que la vie, à ses débuts, se chargeait à la fois de fabriquer l’explosif et de l’utiliser pour des mouvements. Les organisations de ce type se développent à une vitesse exponentielle aujourd’hui partout dans le monde et les moyens financiers qu’elles mettent en jeu sont déjà considérables. Mais de ce qu’une représentation est une, il ne suit pas que ce soit une représentation simple. Mieux encore, la forte abstention fournit aux tenants d’une telle stratégie un argument supplémentaire. Même si des questions telles que l’entretien de la dalle restent en suspens, il existe donc bien une volonté partagée de faire de la Défense un quartier d’affaires qui n’ait pas à rougir face à ses concurrents internationaux. La troisième puissance économique du monde – du haut de son quadrillion de yens d’obligations émises – en est parvenue à totalement assécher son propre marché de la dette qui se retrouve aujourd’hui de facto nationalisé par sa banque centrale. Mais l’insuccès en a été plus manifeste. Au lieu de leur enseigner l’étroite fraternité de l’appui mutuel dans l’infortune et de l’aide dans la misère, elle leur aurait donné le secret de la fraternité large et haute pour l’action libératrice. Un travail complexe reste donc à mener en matière de régulation afin de poser des limites au comportement de certains acteurs sans pénaliser l’ensemble de l’industrie financière ou créer une nouvelle complexité dont les marchés auront, une fois de plus, le dernier mot. Elle dresse un diagnostic plutôt exhaustif et sans détours des enjeux auxquels elle doit faire face – des problèmes environnementaux et de sécurité alimentaire aux besoins des ménages en matière d’éducation, de logement, de soins, couverture maladie, etc. Si l’on passait en revue les facultés intellectuelles, on verrait que l’intelli­gence ne se sent à son aise, qu’elle n’est tout à fait chez elle, que lorsqu’elle opère sur la matière brute, en particulier sur des solides. Les PGM tolérantes aux herbicides présentes dans le monde sur 150 millions d’hectares en 2014, restent ignorées en France et en Europe : ni expérimentées, ni autorisées, ni utilisées ! L’analyse du paysage européen montre en effet que la proportion d’administrateurs salariés la plus communément retenue par nos voisins est d’un tiers (Autriche, Danemark, Hongrie, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas). Le fait que ces états d’âme se traduisent au dehors par la même attitude ou le même mouvement, que tous trois nous inclinent, nous permet de les grouper sous le concept d’amour et de les exprimer par le même mot : on les distinguera alors en nommant trois objets, de plus en plus larges, auxquels ils se rapporteraient. Cette politique dite « hétérodoxe » prend une dimension particulière dans le contexte de la zone euro : la BCE doit-elle attendre que les taux soient à zéro pour lancer une machine quantitative ? Dans d’autres, il est possible d’enterrer les lignes. Mais voyons ce qui se passe dans ces maladies. Durant toutes ces années de travaux préparatoires et de négociations, l’économie mondiale s’est profondément transformée. En effet, aucun pays n’est au-dessus de la moyenne pour l’ensemble des 15 critères. Oui lorsque la taxe est appliquée uniquement aux boissons sucrées, la consommation de sucres ajoutés diminue de 440 g/an grâce à une substitution entre versions sucrées et versions allégées des mêmes types de produits. De fortes impulsions ne sont dangereuses que lorsqu’elles ne sont pas équilibrées, un ensemble de vues et d’inclinations s’étant développé fortement, tandis que d’autres vues et d’autres inclinations qui devraient exister à côté, restent faibles et inactives. Empirisme et dogmatisme s’accordent, au fond, à partir des phénomènes ainsi reconstitués, et diffèrent seulement en ce que le dogmatisme s’attache davantage à cette forme, l’empirisme à cette matière. François-Henry Brault aime à rappeler ce proverbe chinois « Les mouches ne s’attaquent pas à un œuf qui n’est pas fêlé ». Pourquoi ne pas inverser la hiérarchie des normes afin de coller à la réalité du terrain ? Le Wisconsin en quasi-faillite est devenu un emblème : si le gouverneur Walker recule, les marchés pourront se dire que Barack Obama ne parviendra jamais à réduire comme il l’a promis le déficit budgétaire américain. Telle fut l’opinion à laquelle, pour emprunter un exemple aux temps les plus récents, le grand physiologiste Claude Bernard se laissait entraîner, lorsqu’il avançait qu’à l’explication des phénomènes physiologiques la connaissance des éléments anatomiques devait suffire ; opinion qu’il infirmait lui-même en avouant qu’il fallait de plus, pour rendre raison de l’organisation, un principe d’un ordre supérieur, et surtout lorsqu’il ajoutait, à la fin de sa carrière, que c’était l’homme qui expliquait l’animal.

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