Une victoire pour l’Europe

Or le passé immédiat, en tant que perçu, est, comme nous verrons, sensation, puisque toute sensation traduit une très longue succession d’ébranlements élémentaires ; et l’avenir immédiat, en tant que se déterminant, est action ou mouvement.Sans nous prononcer sur la légitimité ou la nécessité de ce dispositif législatif, force est de constater qu’à la vérité, les dérogations se sont multipliées au point de ne plus faire sens en dévoyant l’essence même du texte par une application particulièrement fastidieuse.Toutes ces images agissent et réagissent les unes sur les autres dans toutes leurs parties élémentaires selon des lois constantes, que j’appelle les lois de la nature, et comme la science parfaite de ces lois permettrait sans doute de calculer et de prévoir ce qui se passera dans chacune de ces images, l’avenir des images doit être contenu dans leur présent et n’y rien ajouter de nouveau.Si la classe politique faisait preuve de plus de rigueur intellectuelle, elle réaliserait à quel point nos partenaires européens ont fait de douloureux efforts – la Pologne, depuis la fin du communisme, ou les pays du Sud, comme le Portugal, l’Espagne, depuis le début de la crise.La première question est celle du modèle technologique.Il est aussi incontestable que c’est à ce paradigme, fondé sur la technologie et la puissance de la matière minérale combustible, que nous devons le pire.Alors que les baisses de taux quantitatives étaient censées relancer l’économie de l’émetteur et faire en même temps prospérer à l’étranger les émergents à travers le levier de la globalisation, leur fin annoncée aura l’effet diamétralement inverse, à savoir la déprime – voire la déroute – des nations émergentes et, ce, dans un contexte où les pays occidentaux eux-mêmes ne se sont toujours pas rétablis !Nous ne contesterons pas les résultats de ces expériences, non plus que la valeur des procédés photo­métriques ; mais tout dépend de l’interprétation qu’on en donne.Mais c’est là ce qu’on s’obstine à ne pas voir, parce qu’on tient la perception pour une espèce de contemplation, parce qu’on lui attribue toujours une fin purement spéculative, parce qu’on veut qu’elle vise à je ne sais quelle connaissance désintéressée : comme si, en l’isolant de l’action, en coupant ainsi ses attaches avec le réel, on ne la rendait pas à la fois inexplicable et inutile ! Arnaud de Lummen souhaite notamment montrer aux organisateurs que la ville est toujours une ville de cycle.  — Nous le reconnais­sons sans peine ; mais une prévision de ce genre n’a pas la moindre ressem­blance avec celle d’un acte volontaire.Définira-t-on enfin l’acte libre en disant qu’il n’est pas nécessairement déterminé par sa cause ?

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