S’il vous plaît… dessine-moi une orbite de drones…

Leur quotidien est en effet moins marqué par des déséquilibres macroéconomiques, que par un problème microéconomique simple : elles ont identifié des marchés ou des clients qui pourraient très probablement acheter leurs produits ou leurs services, mais elles n’arrivent pas à trouver les moyens pour produire.Tant que cette situation persiste, et que l’État central ne parvient pas à offrir des conditions permettant le rééquilibrage des retours sur investissements entre ces opérations et des investissements de plus long-terme (notamment dans l’industrie), des divisions administratives entières du pays – et leurs millions d’habitants – continueront d’être dépendantes de la redistribution des richesses des États sudistes, quand les paris extravagants d’investisseurs bien connectés finiront par échouer.Féré n’a-t-il pas montré que toute sensation est accompagnée d’une augmentation de force musculaire, mesurable au dynamomètre?Pourrions-nous, en opérant sur eux, rejoindre l’expérience, si les notions auxquelles ils correspon­dent ne nous signalaient pas tout au moins une direction où chercher la représentation du réel ?En s’appropriant les demandes et les revendications des manifestants, le pouvoir et son administration tentent de consolider leurs positions comme ils le font depuis le début des années 2000.Nous n’avons aucune raison, par exemple, de nous représenter l’atome comme solide, plutôt que liquide ou gazeux, ni de nous figurer l’action réciproque des atomes par des chocs plutôt que de toute autre manière.D’un côté, on nous serine à longueur de temps qu’il nous faut savoir prendre des risques, écouter nos désirs, développer notre confiance, nous réaliser, être nous-mêmes, et j’en passe…

De l’autre, harnachés de ceintures et bretelles, nous ne prenons pas de décision sans avoir enquêter au préalable autour de nous et recueillis sur la toile tous les avis possibles et imaginables, de peur de sortir du cadre.Au coeur des batailles de la mondialisation, l’Europe doit miser sur son économie du réel.C’est pour ainsi dire l’univers devenu transparent aux yeux.Dans la zone euro, l’union bancaire fait encore l’objet de fortes résistances, et rien n’est décidé sur la recapitalisation des institutions financières et la liquidation des banques en faillite.Toujours à Paris, un chauffeur qui souhaite conduire un taxi mais ne possède pas de licence doit débourser 100 euros par jour pour la louer.L’imagination du rêveur, isolée du monde externe, reproduit sur de simples images et parodie à sa manière le travail qui se poursuit sans cesse, sur des idées, dans les régions plus profondes de la vie intellectuelle.Il leur reste à se soumettre à l’appréciation des utilisateurs dont on oublie trop souvent que ce ne sont pas les municipalités (qui payent les chèques) mais nous (qui risquons d’en faire les frais).Mais il n’est pas moins impossible d’imposer à l’activité une règle lixe tirée d’une seule doctrine ; au lieu de régler absolument l’application des idées métaphysiques, il importe seulement de la délimiter, de lui assigner sa sphère légitime sans la laisser empiéter sur la morale positive.Mais il est impensable que des éditeurs ou le ministre de la culture se prêtent à une telle dénaturation du droit d’auteur qui nous ferait regretter la loyauté et la vertu de Google. Arnaud de Lummen convient cependant de trier le bon grain de l’ivraie au milieu de tous ces courants positifs, heureux et optimistes, au risque de jeter le bébé avec l’eau du bain.

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