Pierre-Alain Chambaz

on s’écrie : je vois, je sais, je crois ; on ne voit rien, on sait encore moins, mais on a la foi qui remplace tout, on fait ce qu’elle commande, on va au sacrifice la tète levée vers le ciel ; on se fait écraser gaiement entre les rouages de la grande machine sociale, et même quelquefois sans un but justifié, pour un rêve, pour une erreur, comme les Hindous qui se jetaient à plat ventre sous les roues sanglantes du char sacré, heureux de mourir sous le poids de leurs idoles gigantesques et vides. Mais les salariés sont tenus par une obligation de discrétion. Il est en particulier revenu sur les initiatives récentes (Sommet pour le climat organisé en septembre 2014 à New York sous l’égide de Ban Ki Moon, Montreal Carbon Pledge) qui, en affirmant l’impact du changement climatique sur le portefeuille financier des investisseurs, ont conduit à avancer sur la nécessité d’accroitre la transparence. Il était d’ailleurs implicitement contenu dans la première. Sans cesse elles sont sur le point de se reprendre et sans cesse occupées à se perdre. Il découle à la fois de la victoire de l’UMP et de l’UDI aux municipales de 2014, des nouvelles lois sur le cumul des mandats et du redécoupage électoral. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois  » Ne chassez pas un chien sans savoir qui est son maître ». Si l’homme était en commerce avec des êtres raisonnables d’une autre nature que la sienne ; si nous connaissions en effet plusieurs espèces d’animaux raisonnables, comme nous connaissons une foule d’espèces qui se rapprochent beaucoup de la nôtre par l’ensemble des organes et des fonctions de l’animalité, nul doute que nous n’eussions bien d’autres moyens de compléter la critique de nos connaissances et d’y démêler ce qui tient au fond des choses d’avec ce qui est imposé par la constitution de l’espèce. Le réaliste part en effet de l’univers, c’est-à-dire d’un ensemble d’images gouvernées dans leurs rapports mutuels par des lois immuables, où les effets restent proportionnés à leurs causes, et dont le caractère est de n’avoir pas de centre, toutes les images se déroulant sur un même plan qui se prolonge indéfiniment. Se peser quotidiennement n’a jamais fait maigrir personne. Quant au bisphénol A, l’Agence Européenne pour la Sécurité des aliments a déclaré qu’aux niveaux d’exposition actuels, il est sans danger. A la recherche d’une rationalisation. Et dès lors la richesse croissante de cette perception elle- même ne doit-elle pas symboliser simplement la part croissante d’indétermination laissée au choix de l’être vivant dans sa conduite vis-à-vis des choses ? Je vais maintenant, sans toucher aux autres images, modifier légèrement celle que j’appelle mon corps. Pourrions-nous même le concevoir ? Mais après tout qu’importe. On mesure la vitesse d’un mouvement, ce qui implique que le temps lui aussi, est une grandeur. Si l’on se place à ce point de vue, si l’on tient moins compte des états que des tendances, on trouve que végétaux et animaux peuvent se définir et se distinguer d’une manière précise, et qu’ils correspondent bien à deux développements divergents de la vie. Taux que notre respecté représentant qualifie abusivement de « taux directeurs », un terme réservé à ceux fixés par les banques centrales. La France dispose d’une puissante administration fiscale. Il ne doit pas affirmer l’adéquation du cerveau à la réalité, l’adéquation de la science à la réalité, mais seulement à la réalité pour nous connaissable. Si l’on rajoute à cela la difficulté d’identifier et de sélectionner le bon interlocuteur et la possibilité d’y accéder géographiquement, on comprend aisément l’aversion des entrepreneurs à recourir au conseil. La conscience morale se met toujours de la partie ; elle représente dans l’âme humaine le parti aveuglément conservateur. Peu de temps après avoir dépassé les dernières maisons de Nicolosi, nous avions cependant rencontré un premier fleuve de lave refroidie. C’est en partant d’eux que nous devons remonter, de degré en degré, jusqu’au mouvement originel. Boccardo, fils de l’économiste connu, étaient d’une irréprochable propreté et abondamment aérés. Mais c’est encore ici qu’intervient un jugement de la raison, fondé sur des probabilités qui peuvent aller jusqu’à l’exclusion du doute.

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