Pierre-Alain Chambaz

Une influence retrouvée de notre pays emportera avec elle la croissance de nos entreprises puisque notre droit est un outil de compétitivité et d’influence. Car si le nombre d’inscrits à ces formations en ligne fait parfois tourner la tête, jusqu’à des centaines de milliers pour les plus populaires, la question du bénéfice qu’en tirent les institutions qui proposent ces cours n’en reste pas moins importante. Cette image n’en existe pas moins, et il suffit d’un léger effort pour la ressaisir. Une production de masse pour une masse peu exigeante. On se rappelle la description de Lucrèce : l’illusion porte seulement ici sur les qualités de l’objet aimé, et non pas, comme l’illusion moderne, sur ce qu’on peut attendre de l’amour. Ces formes de gouvernements sont aujourd’hui usées, râpées, vermoulues, hors d’usage ; et les éléments moyens, médiocres, qui ont toujours consacré à leur maintien leurs énergies d’eunuques, sont usés aussi au delà de toute expression. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Léonard de Vinci  » La menace ne sert d’armes qu’aux menacés « . Seules quatre entreprises hexagonales sont présentes parmi les 270 meilleures créatrices de valeur du classement général tous secteurs confondus : Plastic Omnium pour les composants automobiles, Zodiac Aerospace et Safran pour l’aéro-défense, Imerys pour les mines. De quel droit met-on l’inerte d’abord ? Car, que lui arrivera-t-il quand il sera libre ? L’impact du pétrole est tout autre et reste au cœur des problématiques économiques et juridiques les plus saillantes alors que déjà, à la fin du siècle dernier, nombreux glosaient sur l’après pétrole. À l’heure où les grandes économies émergentes sont en difficulté, davantage de personnes pourraient être conduites à chercher ailleurs un avenir meilleur. L’économie politique leur propose cette solution : justice légale, — charité privée. Non seulement cette active tendance journalière à l’amélioration pratique de la condition humaine est nécessairement peu compatible avec les préoccupations religieuses, toujours relatives, surtout sous le monothéisme, à une tout autre destination. A vrai dire, ni l’une ni l’autre des deux thèses, ni celle qui affirme ni celle qui nie la possibilité de jamais produire chimiquement un organisme élémentaire, ne peut invoquer l’autorité de l’expérience. Mais, comme il est fait d’une matière inorganisée, il peut prendre une forme quelconque, servir à n’importe quel usage, tirer l’être vivant de toute difficulté nouvelle qui surgit et lui conférer un nombre illimité de pouvoirs. Cette marche provisoire, qu’une dangereuse routine académique s’efforce aujourd’hui d’éterniser, surtout parmi les géomètres, développe la vraie positivité, chez chaque intelligence, seulement envers une faible portion du système mental, et laisse tout le reste sous un vague régime théologico-métaphysique, ou l’abandonne à un empirisme encore plus oppressif, en sorte que le véritable esprit positif, qui correspond à l’ensemble des divers travaux scientifiques, se trouve, au fond, ne pouvoir être pleinement compris par aucun de ceux qui l’ont ainsi naturellement préparé. Supposons donc que le gouvernement ne fait qu’un avec le peuple, et ne songe jamais à exercer aucun pouvoir de coercition, à moins que ce ne soit d’accord avec ce qu’il regarde comme la voix du peuple. Nous n’avons pas quitté le monde fabriqué par la « révolution conservatrice » de Reagan et Tatcher. Depuis le Moyen-âge, le Français ne saurait donc se réformer. Parmi ceux-ci, le creusement d’un deuxième Canal de Suez – à proprement parler, le doublement de la voie navigable – est un projet entièrement financé par les citoyens égyptiens, témoignant de ce fait de leur confiance retrouvée.

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