Pierre-Alain Chambaz

La santé est vue en France à travers le principe idéaliste d’un « all inclusive ». Elle connaît la nullité sanguinaire des Nationalistes de parade, pitres qui ne craignent pas d’exposer sur tous les tréteaux l’ignominie de leurs concupiscences ; elle connaît la nullité plus complète et plus sanguinaire encore des Nationalistes honteux, chacals à bavettes qui font les difficiles, qui ne veulent manger de la chair de pauvre que si on la garnit de cresson d’urinoir : le Deschanel, avorton du crachoir, le Hanotaux, foutriquet du rond-de-cuir ; des Deschanaux sans nombre ; des Hanotel fort nombreux. Aussi (et surtout) car la politique est aujourd’hui devenue une posture où l’immobilisme est la meilleure recette pour faire de vieux os. Nous verrons que la matière a une tendance à constituer des systèmes isolables, qui se puissent traiter géométriquement. Un chemin de fer d’un kilomètre ne rend-il pas plus de services dans le département de la Seine que dans le département des Landes ? Elles n’ont aucunement à se substituer à l’État dans ses missions régaliennes de sécurité des biens et des personnes sur l’ensemble du territoire. Nous voici donc en présence de l’ombre de nous-mêmes : nous croyons avoir analysé notre sentiment, nous lui avons substitué en réalité une juxtaposition d’états inertes, traduisibles en mots, et qui constituent chacun l’élément commun, le résidu par conséquent impersonnel, des impressions ressenties dans un cas donné par la société entière. Certes, les ménages avec des revenus irréguliers bénéficieront de la meilleure synchronisation, mais en pratique, ils peuvent déjà, s’ils le souhaitent, demander des facilités de paiement auprès de l’administration fiscale. Ses contributions ont porté sur le sujet des retraites, la réforme de l’éducation et de la recherche, les institutions, la réforme financière, le gaz naturel. Qu’arriverait-il si notre vie devenait plus austère ? Nous nous le représentons comme regardant tout de trop haut pour qu’à ses yeux les réprouvés soient jamais autre chose que des malheureux ; or les malheureux ne doivent-ils pas être, en tant que tels, sinon sous les autres rapports, les préférés de la bonté infinie ? Ce que les consommateurs sont plus enclins à acheter, c’est incontestablement ce qu’ils ne peuvent pas obtenir gratuitement à savoir, de la qualité, un univers artistique particulier, des genres musicaux, de la rareté ou encore du confort. Il serait apparemment question d’une nouvelle extension de l’échéance, et d’un abaissement supplémentaire des taux d’intérêt en faveur de la Grèce. Tout cela est inspiré de l’accord transactionnel du procès Google aux Etats-Unis, rejeté par la justice américaine, dont tous les promoteurs privés et publics de la loi avaient longuement expliqué à quel point il était attentatoire au droit d’auteur. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »La seule chose qui permet à l’homme de vivre, c’est l’acte ». Pour moi, je ne demande pas de « récompense, » je ne mendie pas : rien que la vie ; être réuni à ceux que j’ai aimés ; l’éternité de l’amour, de l’amitié, du désintéressement. Il faut tout un travail de déblaiement pour ouvrir les voies à l’expérience inté­rieure. Il est cependant surprenant de voir quel désordre cette simple différence de mots a porté dans les esprits. Nous voilà bien loin du mémoire couronné par l’Institut. Les économies orientées vers l’exportation comme celles de l’Allemagne, du Japon et de la Chine doivent beaucoup au fait que les USA absorbent une grande part des exportations mondiales – et ils doivent payer continuellement l’Amérique pour qu’elle tienne ce rôle. Faisons maintenant un pas de plus. Et elle ne le saura que si elle ressaisit l’intuition simple du moi par le moi. Et quoiqu’en disent ses dirigeants ou qu’en clament ses élites, l’Allemagne est un des problèmes du monde de demain, et pas du tout une de ses solutions.

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