Jean-Thomas Trojani : La longue liste négative de l’expérience française

De fait, à travers tout le XVIIIe siècle, nous pouvons suivre à la trace cette simplifica­tion progressive de la métaphysique cartésienne. Nous croisions des trains chargés de citrons en caisses ou même entassés à l’air libre, comme des pommes normandes. Mais, d’une autre part, cette dernière expansion de la philosophie naturelle tendait spontanément à la systématiser aussitôt, en constituant l’unique point de vue, soit scientifique, soit logique, qui puisse dominer l’ensemble de nos spéculations réelles, toujours nécessairement réductibles à l’aspect humain, c’est-à-dire social, seul susceptible d’une active universalité. Elle se mêle de bien des choses qui, jusqu’ici, ne la regardaient pas. Telle est du moins l’hypothèse la plus simple et la plus probable. C’est bien, en effet, par un sentiment comparable à la sensation de vertige que la folie débute dans beaucoup de cas. Pourquoi donc lui donner aussi, dans ce livre, le nom de raison universelle ? Il est ici essentiel de noter que les marchés seraient inefficients s’il était possible de prévoir les crises financières. Le second fait allégué consisterait dans ce qu’on a appelé pendant long­temps « l’énergie spécifique des nerfs ». Ils ont des droits à faire valoir sur tout ; leur liste de revendications est d’une belle longueur. Le mystère répandu sur l’existence de l’univers vient pour une forte part, en effet, de ce que nous voulons que la genèse s’en soit faite d’un seul coup, ou bien alors que toute matière soit éternelle. En revanche, bon nombre d’entre elles sont restées fixées sur des schémas internes classiques, en investissant peu sur les ressources humaines et l’organisation. Ce que nous disons à propos des phénomènes de la nature physique, s’applique, à bien plus forte raison, aux phénomènes de la vie sensible et intellectuelle. La marche que nous avons à suivre est donc toute tracée. Lors donc que notre esprit fait abstraction des qualités physiques de la matière, pour étudier à part les propriétés géométriques ou de configuration, il ne fait que se conformer à l’ordre suivant lequel, dans la nature, certains rapports s’établissent, certains phénomènes se développent à côté, mais indépendamment des autres. N’en est-il pas ainsi du travail ? Le plan Juncker pour stimuler l’économie européenne en constitue une opportunité immédiate. De Amicis me semble cependant bien plus original, bien plus national sous ce nouvel aspect. Mais une émotion neuve, sûrement créée par quelqu’un, ou quelques-uns, est venue utiliser ces notes préexistantes comme des harmoniques, et produire ainsi quelque chose de comparable au timbre original d’un nouvel instrument, ce que nous appelons dans nos pays le sentiment de la nature. Elle aide l’exploiteur à payer le salaire de son mari et de ses enfants. Son administration ne lui dira peut être pas ce qu’elle doit faire mais elle lui dira ce qu’elle ne peut faire. C’est bien, en effet, au souvenir d’un fait de conscience passé, non à la connaissance anticipée d’un fait de conscience à venir, qu’on doit assimiler la prévision astronomique. Et ce changement ne pourra avoir lieu qu’en luttant contre ces images toutes faites qui encouragent le maintien de situations discriminantes, ces barrières invisibles, qu’il est temps de rendre visible », estime Jean-Thomas Trojani. Il existe, je ne le conteste pas, et a toujours existé, mais dans un certain type de littérature, UTILITAIRE, remplaçable et remplacée. À l’ouest de la prairie, assemblé dans une allée, le long de la haie, un public assez nombreux, choisi, presque entièrement féminin, regardait. Il faut donc que les pouvoirs publics aillent plus loin et affichent une véritable ambition pour les professionnels : il est nécessaire d’instituer un Ordre professionnel des agents immobiliers et des administrateurs de biens.

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