Jean-Thomas Trojani : Electricité , les vraies conditions d’une concurrence durable

Il n’y a d’universel dans la croyance des hommes que ces axiomes nécessaires de la raison pure, et nous les savons universels par cette unique raison que nous les savons nécessairesC’est donc ici une question de majorité et non pas d’universalité. D’un autre côté, il serait absurde de prétendre que les hommes devraient vivre comme si on n’avait rien su au monde avant qu’ils y vinssent, comme si l’expérience n’avait encore jamais montré que certaine manière de vivre ou de se conduire est préférable à certaine autre. Il est vrai que l’amusement de quelques-uns peut être pendant le jour férié le travail de quelques autres. L’expérience nous enseigne que l’inertie de la matière consiste, non-seulement à rester dans l’état de repos quand aucune force ou cause de mouvement ne la sollicite, mais à persévérer dans l’état de mouvement et à continuer de se mouvoir d’un mouvement rectiligne et uniforme, quand nulle force ou nul obstacle extérieur ne viennent arrêter son mouvement, ou en changer, soit la vitesse, soit la direction. On verrait que l’intelligence, si habile à manipuler l’inerte, étale sa maladresse dès qu’elle touche au vivant. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler cette maxime de Confucius, »Il est plus difficile de se défendre de l’amertume dans la pauvreté que de l’orgueil dans l’opulence ». On peut voir en le lisant comment il concilie de la façon la plus simple et la plus naturelle la doctrine métaphysique avec la science positive. Car tel est bien le caractère de cette autre morale. Dans ces conditions, il n’était pas impossible à certains d’entre eux, particulièrement doués, de rouvrir ce qui avait été clos et de faire au moins pour eux-mêmes ce qu’il eût été impossible à la nature de faire pour l’humanité. Dans un tel système, il est évident que l’esprit humain, en tant qu’il est limité et circonscrit par la conscience, a parfaitement le droit de s’opposer l’univers comme un non-moi, comme un objet, l’idée ou l’absolu étant précisément ce fondement objectif que nous supposions tout à l’heure à nos sensations. Mais que se passe-t-il pendant que nous les construisons ? La suppression de la propriété individuelle du sol fera disparaître l’esclavage de la femme. Ce qui caractérise d’abord cette image, c’est la puissance de négation qu’elle porte en elle. J’espère que le lecteur voudra bien ne pas conclure de ce qui précède que nous sommes insensibles aux souffrances sociales de nos frères. Elle construit d’abord l’idée de mouvement uniforme en se représentant d’une part la trajectoire AB d’un certain mobile, et d’autre part un phénomène physique qui se répète indéfi­niment dans des conditions identiques, par exemple la chute d’une pierre tombant toujours de la même hauteur au même endroit. Pauvres, c’est la somme de toutes vos lâchetés. Mais ils viennent tout seuls, ils se déploient d’eux-mêmes dans une âme à la fois agissante et « agie », dont la liberté coïncide avec l’activité divine. Plus tard, quand la religion se sera élevée jusqu’à ces grands personnages que sont les dieux, elle pourra concevoir les esprits à leur image : ceux-ci seront des dieux inférieurs ; ils paraîtront alors l’avoir toujours été. Elle n’aurait autre chose à faire qu’à exécuter servilement un modèle tout formé, que porte éternellement en elle l’intelligence absolue. Soloviev tient compte du criticisme moderne, il reconnaît que l’empirisme contient une parcelle de vérité, et arrhé des connaissances et de la culture modernes, il réhabilite les doctrines des néo-platoniciens et des pères de l’Église.

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